St Charbel a passé 70 ans de sa vie
Alors que le Carême a commencé le 18 février 2026 donc le mercredi
des cendres, et se termine le 2 avril qui correspond au Jeudi Saint, et
qui va durer 40 jours ..
Bouna Charbel a passé 70 ans de sa vie dans la privation totale, une vie
entière de Carême..
Père Charbel fait de sa vie un long chemin de croix, un jeûne permanent,
un véritable carême. Ermite, il rêve de ne rien posséder que Dieu et vit
dans cette possession unique de Dieu. Il renonce par privation à voir sa
mère dont le cœur est déchiré. De l'intérieur de l'église il lui dit :
« Mère, si Dieu le veut, nous nous retrouverons au ciel et pour l'éternité..»
Son engagement dans l’ascèse est total et continu. Il s’inflige tout le temps
des mortifications, comme le jeûne permanent, les veillées incessantes, le
travail dans les champs durant la maladie, le refus de médicaments. Il se
nourrit très peu et dort très peu. Il ne parle que si on le lui ordonne et ou
par nécessité.
Le père Makarios raconte : "Je vois le Père Charbel recueillir des morceaux
de pain brûlé ou des miettes tombées par terre et les déposer dans son écuelle.
Cet ermite s'impose de très dures privations."
Le père Abraham écrit à son tour :" C'est un plaisir pour moi, d'observer l'étonnante
régularité de ce religieux et d'admirer le degré de perfection auquel il est parvenu....
Il prend un seul repas par jour, à 14 heures. Il faut l'appeler pour venir déjeuner,
et si jamais on l'oublie, il ne réclame rien et reste sans manger...
Quand nous préparons une taboulé le Père Charbel ramasse les tiges de persil
et de pourpier qu'on jette et ajoute un peu d'huile puis les mange.
Il ne mange jamais de viande, presque pas de fruits. Durant le carême, il prend
uniquement des légumes assaisonnés d'un peu d'huile. Il répète qu'il n'a pas
le droit aux sucreries parce que le Christ, sur la croix, alors qu'il était dans son
extrême souffrance, n'a eu droit qu'au vinaigre afin d'étancher sa soif."
L'Obéissance du père Charbel était celle d'un petit enfant envers ses parents.
Il ne se plaignait guère et accomplissait les ordres de ses supérieurs avec joie
et amour. Il obéissait à ses supérieurs, à ses confrères et même aux domestiques.
Il a vraiment vécu comme le plus pauvre des pauvres, en esprit et en action, tant
dans ses vêtements que dans la nourriture et sa cellule. Quant à l'habit, c'était le
plus usagé et le plus rude qu'il s'attribuait. En plein hiver, à 1300 mètres d'altitude,
il portait le même habit été comme hiver, des sandales aux pieds. Le père Hanna Skandar écrit :
« Que ses orteils étaient devenus durs et coriaces comme ceux du chameau.
En guise de mortification, il mettait des cailloux dans ses habits. Il refusait l'argent,
et quand on lui en donnait, il le plaçait sur l'étagère, sans même voir le montant.»
" Vivre le carême ne signifie pas simplement vivre des règles extérieures, mais
assumer un engagement intérieur. Ce n'est pas un simple rituel mais un chemin
de conversion." Le Père Charbel en a fait sa devise quotidienne. Il a fait de sa vie
un long chemin de croix, un jeûne permanent. Comment encore s'étonner que
sa lampe, allumée au sommet de la montagne de son Ermitage au siècle dernier,
brille d'un éclat toujours plus grand !
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