La loi du 15 février 1790 porte la création de 83 départements administrés par un Conseil Général, dont celui des Pyrénées Orientales constitué de l’ancienne province catalane du Roussillon, additionnée de vingt-cinq communes occitanes du Fenouillèdes. Initialement, le département aurait du s’appeler « Roussillon » mais pour couper toutes les racines évoquant l’Ancien Régime, il lui fut affecté le nom de Pyrénées Orientales avec pour numéro le 65. A la suite du soulèvement de la ville de Lyon contre la Convention Nationale, le département « Rhône-et-Loire » subit le 19 novembre 1793 (29 brumaire an II), la partition en deux départements, « Loire » et « Rhône » provoquant un décalage numérique avec pour les Pyrénées-Orientales le numéro 66.
Les districts de Perpignan, Prades et Céret sont créés. L’organisation en cantons est faîte en continuité. La Cerdagne et le Capcir sont les cantons en altitude à l’ouest du département, dits « les hauts cantons ».
Pour favoriser les échanges économiques et culturels des hauts cantons avec l’ensemble du territoire français, via Perpignan et Toulouse, il est décidé de construire une ligne de chemin de fer de Villefranche-de-Conflent à Latour-de-Carol pour rejoindre le réseau en cours d’existence. Plusieurs personnalités vont œuvrer dans ce sens dont :
- Jean BOURAT (1859-1909), diplômé de l’école des Arts et Métiers, il est affecté à la construction des lignes de chemin de fer dans l’administration des Ponts et Chaussées, et en sa qualité de député des Pyrénées-Orientales (1896-1909) il est membre de la commission des Travaux Publics et des Chemins de fer.
- Emmanuel BROUSSE (1866-1926). Imprimeur, journaliste, gérant de la société (journal) « l’Indépendant » (1898-1926), il est conseiller municipal de Perpignan (1892-1896), conseiller d’arrondissement de Saillagouse (1895-1898), conseiller général du canton de Saillagouse (1898-1926), député de l’arrondissement de Prades (1906-1919), député des Pyrénées-Orientales (1919-1924), Sous-secrétaire d’Etat aux Finances (1920-1921, Un monument en granit est érigé à sa mémoire à La Cabanasse à la croisée des routes de Cerdagne et Capcir, amputé de ses arches en 1994, leur ombre apportant verglas au rond-point sur la route hivernale.
- Jules LAX (1842-1925), ingénieur en chef de la Compagnie des chemins de fer du Midi. Un monument communément appelé « Porte de la Cerdagne » est érigé à sa mémoire en bord de voie ferrée au-dessus de Saillagouse.
- Charles de Freycinet (1828 -1923) est chef d’exploitation de la Compagnie des Chemins de Fer du Midi de 1858 à 1962 avant d’être ministre des Travaux public (1877-1879), période pendant laquelle il met en place un grand programme pour la construction nationale des chemins de fer.
Bonjour par ici ^^
RépondreSupprimerJe repasserais lire tout cette aprem...
J'ai pleins de corvées et j'aime lire tranquillement ^^
Un peu d'histoire inconnue à mon répertoire ^^
RépondreSupprimerEt de géographie ^^
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