SURNATURELLE VUES depuis L'INTÉRIEUR du PLACARD.
"Je crois que la terre ne sera jamais achevée en vertu du fait que l'homme est libre (Rév d'Arès 10/10) et le restera, tout comme le Créateur ne mourra pas, en vertu du fait qu'il est Vivant.
On passe là dans des sphères qui nous donnent le vertige.
La confrontation avec l'éternité de la Vie, pour nous qui tant que nous sommes charnels ne pouvons voir au-delà de la mort, est une des épreuves auxquelles nous soumet la Parole et révèle on ne peut mieux l'essence du mystère, cette immense Mer de Dieu, la Mer sur les Hauteurs (Rév d'Arès 20/4) dans laquelle nous nageons.
Non qu'il y ait d'un côté la Vie unanime, car les étoiles meurent, les éléphants, les blattes, les pélicans meurent, du moins se transforment démontrant que la mort est transformation, et d'un autre côté l'éternité unanime car tout change sans cesse, le propre de la Vie vomme celui de la vie étant le mouvement.
Nous sommes dans l'étroit et sombre placard d'un système de notions qui nous paraissent rigoureuses, parce que nous avons, étant pécheurs, très courte vue, mais nous savons que derrière la porte du placard tournent des sphères sublimes et confondantes parmi lesquelles celle de l'homme et sa vie spirituelle que rien en dehors de l'homme ne partage... sauf Dieu.
Ce qui fait que Dieu c'est nous, même si nous savons qu'il y a en fait deux forces en présence: la Sienne et la nôtre, toutes les deux surnaturelles... surnaturelles vues depuis l'intérieur du placard.
Il y a indiscutablement, dans l'état actuel des choses, discordance entre l'Être et l'idée que nous nous faisons de l'Être.
Le chemin qui nous conduit au point où disparaîtra cette discordance sera long, très long, mais il se fera."
Le PROBLÈME de la FOI est toujours MÉTAPHYSIQUE, et la MÉTAPHYSIQUE est toujours la PESÉE JUSTE du MAÎTRISABLE.
"On peut être raisonnablement mécréant en niant carrément l'existence de Dieu et la survie à l'âme, parce que Dieu et l'au-delà sont invisibles et inaudibles au commun des mortels.
Mais on peut aussi se dire raisonnablement que, malgré tout, des hommes honnêtes ont vécu des expériences surnaturelles, les ont racontées, en ont diffusé les Messages dont certains sont importants (Veda, Sutra bouddhique, Bible, Coran) et on peut se dire qu'il y a là les possibles prémisses d'une très riche Vie extérieure ; il est alors envisageable que ce Surnaturel émane d'une réalité à laquelle notre nature humaine charnelle est aveugle, tout comme elle est sourde aux ultrasons qu'entendent, par contre, les chiens.
À ce niveau il n'est pas insensé d'avoir la foi, mais foi en quoi ?
On ne sait pas grand chose.
C'est quand on cherche à en savoir un peu plus (en savoir beaucoup est impossible) que la métaphysique entre en jeu, autrement dit quand on accepte que l'intuition soit un regard peu puissant, mais valable, vers le silence et l'invisible.
Pour l'homme de foi il y a nécessairement une réalité de relation entre le visible terrestre et l'invisible universel et il n'est pas messéant qu'il cherche à s'en faire une idée, mais il ne peut s'appuyer que très prudemment sur les Messages reçus de l'Éon, car ceux-ci sont toujours hyperboliques du fait de la grossièreté de nos: langues terrestres.
L'homme de foi doit traduire ceux-ci, mais là il doit faire attention, car l'intuition, si on la pousse trop loin, peut déboucher sur le rêve, l'invention, l'illusoire.
La métaphysique est donc toujours un regard retenu, imprécis ; il faut savoir s'en contenter.
Le problème de la foi est toujours métaphysique, et le métaphysique est toujours la pesée juste du maîtrisable.
C'est là que La Révélation d'Arès inaugure un contrôle de la foi que les grandes religions ont largement, voire même totalement, négligé, se contentant d'avoir des fidèles qui croient, qu'importe que soit posément ou follement, pourvu qu'ils croient.
Le bon croyant est un sage ; les Pèlerins d'Arès, je l'espère, sont des sages."
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