jeudi 26 février 2026

Le Train Jaune (suite)

 




Le Train Jaune (suite)
Le 31 août 1900 les lieux nécessaires à l’installation du futur barrage,
pour l'utilisation de son eau en production d'électricité, sont cédés
par la commune espagnole de Llivia qui en est le propriétaire en
contrepartie de terrains destinés à la transhumance estivale sur
le contrefort du massif du Carlit.
Un partenariat s’instaure du fait du Conseil Général des
Pyrénées-Orientales qui cède gratuitement le bassin naturel
des Bouillouses à l’Etat, signataire d’une convention avec la
Compagnie des chemins de fer du Midi à des fins de construction
à partir de 1903 d’un barrage.
Le barrage des Bouillouses est opérationnel à partir de 1909,
pour une longueur de 398 m, une hauteur de 17,5 m et selon
un réservoir initial de 13 300 000 m3 avec une capacité de
production de 200 000 000 kWh. Il est surélevé en 1948, pour
une réalisation finale de 17 500 000 m3.
C’est l’un des premiers barrages européens de montagne.
Il est situé à une altitude de 2000 m, à l’amont du bassin versant
de la Têt, et sur les communes des Angles en Capcir, et d’Angoustrine
et de Villeneuve-des-Escaldes en Cerdagne qui, antérieurement
à 1973 étaient distinctes.
Le débit du cours d’eau est ainsi régulé pour permettre la fourniture
de l’électricité au train jaune à partir de centrales hydro-électriques.
Selon un principe vieux de plusieurs millénaires, l’eau dévale une
pente pour faire tourner une roue qui entraine une turbine faisant
fonctionner un alternateur producteur d’électricité.
Ainsi, l’eau de la Têt est initialement captée à hauteur de
Mont-louis pour dévaler vers l’usine de La Cassagne située
420 m plus bas, sur la commune de Sauto.
Sept autres centrales hydro-électriques sont ensuite mises
en services en soixante-dix-neuf ans, à Fontpédrouse (1913),
Thuès (1946), Olette (1948), lieu-dit le Pla des Aveillans sur la
commune de La Llagonne (1955), sur l’affluent amont de
Fontpédrouse, la Riberole (1986), Joncet (1989) et lieu-dit Mas
de Lastourg à Villefranche-de-Conflent (1992).
La S.H.E.M. (Société Hydro-électrique du Midi) est une
entreprise de production d’électricité créée au début du
XXème siècle en filiale de la Compagnie des Chemins de
Fer du Midi pour alimenter la ligne ferroviaire à partir de la
centrale électrique de La Cassagne.
Suite à un accord avec la S.N.C.F, qui assure l’alimentation
en électricité de la ligne de chemin de fer, à partir de 2002
Electrabel du groupe Suez entre progressivement au capital
de la S.H.E.M. qui est devenue en cent ans le troisième
producteur et distributeur hydro-électrique français, et se
développe dans le multi usage de l’eau avec ses 56 usines
et 12 barrages répartis sur la chaîne pyrénéenne, les rivières
du Lot et de la Dordogne.




















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